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Pour qui travaille l’inénarrable Aurore Bergé ?

Quand la fonction ministérielle se fait l’écho des officines d’influence : le cas Aurore Bergé.
Par Jean-Pierre Pinon.

​Le rythme et la régularité des interventions publiques interpellent sur la nature réelle des priorités gouvernementales.

En l’espace de quelques mois, la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations a multiplié les participations et prises de parole auprès d’organisations structurées telles que le CRIF et ELNET.

Cette omniprésence au sein de structures ouvertement engagées dans la défense et la promotion de la politique israélienne en France pose une question institutionnelle majeure : assiste-t-on à l’action d’un membre du gouvernement de la République française, ou à un relais zélé des éléments de langage d’un lobby étranger au cœur même de nos institutions ?

​L’alignement est manifeste. À force de se faire la chambre d’écho permanente de la diplomatie israélienne et de ses relais locaux, la fonction ministérielle se trouve dévoyée de sa mission d’intérêt général. La confusion des rôles atteint son paroxysme lorsque ces mêmes sphères d’influence s’immiscent ostensiblement dans le débat politique intérieur, allant jusqu’à cibler des forces politiques et des figures de l’opposition républicaine comme La France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon, dictant ce qui serait ou non tolérable pour l’accès au pouvoir.

​Instrumentaliser la lutte indispensable contre l’antisémitisme pour étouffer toute critique légitime de la politique génocidaire menée par Israël revient à vider ce combat de sa substance morale.

Lorsque l’indépendance de la parole gouvernementale est ainsi hypothéquée au profit d’agendas extérieurs, c’est la souveraineté démocratique elle-même qui est bafouée.

​À l’heure où le personnel politique au pouvoir donne le sentiment d’exécuter des mandats dictés hors de nos frontières plutôt que par les citoyens français, l’urgence est de dénoncer cette soumission idéologique.

Les trajectoires politiques ont une fin, mais la compromission, elle, laisse des traces durables dans la conscience républicaine.

En 2027 on rétablit l’indépendance de la France et de son parlement en votant pour Jean-Luc Mélenchon.